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7 règles de base pour commencer le freeride

Soyons honnêtes. La raison de mon déménagement à Innsbruck n’était pas tant le choix de mon programme d’études que la possibilité de faire du snowboard tous les jours. Depuis que je fais du snowboard régulièrement, je préfère le freeride. C’est là que tout a commencé. Le « freeride» est lentement devenu mon nouveau hobby. Pour moi, la montagne, l’air frais, la vue, l’adrénaline et le sentiment de liberté que procure le ski et le snowboard dans la poudreuse sont absolument fantastiques et me font toujours sourire. Néanmoins, cette incroyable liberté est aussi très risquée. C’est la raison pour laquelle je vais vous donner 7 astuces à garder en tête lorsque vous débuterez en freeride.

1. Ne jamais partir seul en freeride

Tout le monde connait bien le dicton «no friends on powder days ». Cependant, la règle la plus importante dans le freeride est la suivante : ne jamais aller seul en hors-piste ! Entrer seul dans la montagne est tout simplement irresponsable. De plus, une aventure en freeride partagée avec des amis est bien plus amusante ! Néanmoins, il est tout aussi important de ne jamais skier / faire du snowboard en même temps sur des pentes supérieures à 40%. Cela augmente la pression sur la pente et donc les chances de provoquer une avalanche.

2. Ayez toujours avec vous un équipement approprié

Sans équipement approprié, tous les terrains de ski délimités constituent des zones strictement restreintes. Un casque et un sac à dos avec des équipements de sécurité sont indispensables. L’équipement de sécurité comprend un émetteur-récepteur à avalanche avec trois antennes de réception et un processeur de signal numérique (DPS), une pelle et une sonde. Avec l’aide de l’émetteur-récepteur d’avalanche, vous pouvez rechercher des personnes enterrées aussi bien que vous pouvez être trouvé. Assurez-vous de mettre l’émetteur-récepteur en avalanche sur « envoyer » avant de partir. Dans le cas où vous localisez quelqu’un, vous changez le mode de l’émetteur-récepteur d’avalanche en « recherche ». En outre, il est toujours bon d’avoir un téléphone portable chargé et une trousse de premiers soins avec vous. Important : retirez toujours les piles de l’appareil à la fin de la saison, elles pourraient couler et le détruire. Pour plus d’informations sur la manière de bien stocker vos affaires d’hiver, consultez « Summertime – Comment bien stocker vos affaires d’hiver ».

3. Suivre régulièrement des cours de formation sur les avalanches

Prendre des équipements de sécurité avec vous est une chose. La clé, cependant, est de pouvoir y faire face. Tout acheter et lire le mode d’emploi n’est certainement pas suffisant. Vous devez vous familiariser avec votre propre appareil et le tester dans des conditions réelles raisonnables. Presque toutes les grandes stations de ski proposent des terrains d’entraînement en cas d’avalanche ou des cours d’avalanche, dans lesquels vous pouvez apprendre et former la procédure en cas d’urgence. À Innsbruck, par exemple, il existe régulièrement des stages de formation aux avalanches comprenant une partie théorique et une journée de pratique à la Nordkette. Renseignez-vous dans votre domaine skiable.

4. Vérifiez la météo avant de faire du freeride

En plus d’avoir et de savoir utiliser votre équipement de sécurité, vous devez analyser la météo et les avalanches avant de faire du freeride. La référence la plus importante est « l’échelle européenne de danger d’avalanche ». Elle fait la distinction entre le niveau de danger 1 (faible) et le niveau de danger 5 (très élevé). À partir du niveau 3, seules les pentes inférieures à 35 degrés sont autorisées. Niveau 4 et 5 signifient sans exception : pas de hors-piste. De plus, il faut faire attention à l’état de la neige, à la charge en neige, à la température, à l’exposition, à la pente et à la direction du vent. Apprendre à lire et à interpréter ces facteurs nécessite beaucoup de pratique et de savoir-faire. Par conséquent, en tant que débutant en freeride, vous devriez toujours aller en freeride avec une personne familiarisée avec ces sujets.

5. Soyez en forme

Le freeride peut être terriblement épuisant et exige beaucoup de force, d’endurance et d’équilibre. Il existe de nombreuses possibilités pour développer une condition physique de base. Cet été, par exemple, j’ai passé mon temps libre à surfer. En dehors de cela, j’aime aller courir, faire de la randonnée ou parfois faire de l’escalade. En plus de cela, je suis un entraînement de force structuré pour tout le corps (par exemple chez Happy Fitness à Innsbruck). Les muscles du torse stables et l’athlétisme de base sont des conditions préalables importantes pour le freeride et la prophylaxie des blessures. Skier dans la poudreuse nécessite un contrôle du corps parfait, un bon rythme et surtout un bon équilibre. Outre une pression extrême sur les jambes et le torse, la flexibilité et la réactivité sont indispensables.

6. Respecter la nature

Freeride signifie également que l’on pénètre dans la nature et dans l’habitat de nombreux animaux et plantes. Respectez la nature et évitez les zones de vie sauvage protégées (établies par la commune ou le domaine) afin d’éviter une destruction permanente. Après tout, c’est la nature qui rend le freeride possible et nous devons préserver ce privilège pendant très longtemps.

7. La pratique rend parfait

Le dernier et bien sûr le conseil probablement le plus important : pratique, pratique, pratique. Le ski et le snowboard dans la poudreuse ne peuvent être appris que par la pratique, tout comme le snowpark. Alors lancez-vous !

A propos de Lulu:

Lulu est une snowboardeuse passionnée et une amoureuse du monde – dans le vrai sens du terme. Née dans le nord de l’Allemagne, elle a suivi sa voix intérieure et a osé sauter dans les Alpes. Malgré ses études de maîtrise, on la trouve souvent sur la montagne, comme dans la salle de lecture. C’est vrai!